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La pensée du jour
On dirait que le singe n’a été fait que pour humilier l’homme et lui rappeler qu’entre lui et les animaux, il n’y a que des nuances.
Jean-Baptiste Say
L’humeur du jour
J’ai reçu un cadeau fantastique pour mon anniversaire : deux jours au zoo de Beauval.
Deux jours pour admirer les lions, verser ma larmiche devant la splendeur des tigres, rêvasser devant tous les félins… quoi de plus beau que ces gros chats ?
Je continue ma visite chez le pandas croqueurs de bambous, passe saluer le bébé gorille, je m’extasie devant les éléphants.
Car il y a de tout à Beauval, du gnou au fourmilier en passant par le serval…
Il y même du blaireau.
Le blaireau se déplace en bus ou en monospace.
Il a la particularité de brailler une science imaginaire en découvrant les enclos «ha, ça ? enfin ! c’est le touraco à bec noir», prouvant seulement qu’il sait lire les affichettes.
Il enchaine chez les singes « t’as vu son cul ? la vache, tu parles d’une hémorroïde ». Il fait peur aux paons qui marchent tranquilles, croit que les orang-outangs aiment les flashs, se moque des chimpanzés, ne retient des koalas que le coût de des plants d’eucalyptus.
Le blaireau migre au point d’eau où il s’amuse de ses détritus qui s’envolent et n’envisage pas d’éponger son coca renversé…
Le problème est que le blaireau ne reste pas au zoo.
Je rencontre un de ses congénères à Chenonceau.
Mais cette fois, il a une mission : distraire son rejeton, qui commence à trouver le temps long.
Il lui enseigne alors l’art de l’entortillage dans les tentures noires de Louise de Lorraine « coucou, il est où papa » puis l’initie au «trampoline plancher». Le blaireau imite le kangourou en un rien de temps. C’est tellement fun de faire trembler ces vieilles lattes…
Presqu’autant que d’arracher des tiges de sauge ou de ciboulette dans le potager aromatique. Histoire de vérifier que c’est bien ce que l’étiquette indique.
Le blaireau ne regarde pas ce qu’il visite : il enchaine le programme « un château + une auberge + un zoo = j’ai fait la Loire.».
Il n’a pas besoin de ses yeux, il filme tout en mode conceptuel « je ne cadre pas, je clique en marchant », son zoom en attribut phallique (oui, vu de mes yeux vu) rythmant sa marche.
Le blaireau est le seul animal qui puisse me rendre ermite.
Le cadeau du jour
Sur la planète des singes aussi, il y a des zoos…
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La pensée du jour
Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.
Vincent Scotto
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* smart : intelligent/élégant
La pensée du jour
Contre la mauvaise haleine, un seul remède : le téléphone
Michel Chrestien
L’humeur du jour
Depuis quelques temps, marcher sur un trottoir (parisien?) est devenu synonyme de naviguer entre un étron et un individu absorbé par son téléphone.
Au choix.
Entendons-nous bien, je ne suis pas mobile-phobe, bien au contraire. Je déteste oublier mon téléphone à la maison tant cet outil me sert à tout !
Mais j’en ai marre de ne pas pouvoir faire 10 minutes de train ou de métro sans entendre des demi conversations ou le «bip» relou des messages envoyés, reçus, des touches enfoncées ou pire le son des jeux. Ho, les gens, essayez le livre, au moins ça ne fait pas de bruit!
J’ai l’impression de vivre dans un film d’anticipation quand je croise tous ces robots sur les trottoirs.
Il y a ceux qui n’entendent rien, bluetoothés jusqu’à la moelle,
ceux qui portent leur téléphone en mode haut-parleur (si si !) horizontalement à hauteur de leur bouche
et ceux encore plus concentrés qui envoient mails ou SMS en marchant certes connectés à leur monde mais en mode «dis-connected people » des autres piétons…
Ils ponctuent leurs communications en s’arrêtant quand ils tapent un point, ralentissent pour taper sur la bonne touche et collent des baffes à ceux qu’ils croisent quand ils parlent avec leurs mains.
Encore plus absurde, lorsqu’à l’instar du colt que les cow-boys posaient sur la table du saloon, on pose son portable près de son assiette. Même en charmante compagnie.
Va falloir que Nadine mette à jour son Manuel du Savoir vivre…
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La pensée du jour
La gastronomie est une profession de foie
Paul Carvel
L’humeur du jour
Je me suis fait un goûtu Poisson d’Avril hier : un diner gastronomique au menu imposé.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, la liste des aliments que je n’apprécie pas est aussi longue que la Muraille de Chine et l’idée même de me faire manger «entrée plat dessert» tient de la gageure, surtout le soir. Mais puisque j’avais reçu en cadeau un week-end « Relais Château et son diner raffiné », je suis partie le cœur joyeux et le ventre (a)vide.
J’aime le chic des 4 étoiles. Il y a quelque chose d’intemporel dans ces cadres feutrés… Musique d’ambiance, moquette épaisse, lustres, argenterie, éclairage discret, le cérémonial du service…
Une chose a changé cependant : ce qu’on trouve dans les assiettes lorsque le serveur soulève la cloche.
Commençons par l’apéritif.
Pour accompagner mon Bourgogne aligoté, exit les feuilletés ou canapés, la mode est au moléculaire : émulsion blanche large comme mon ongle de pouce, surmontée d’une feuille de cerfeuil, un centimètre carré de saumon enrobé d’une lanière de concombre et une mystérieuse verrine au contenu rose.
Je ne saurai jamais ce que j’ai ingéré mais c’était bon.
En entrée, foie gras revisité par une pomme audacieuse. Et sa bave de sel.
On dirait qu’un cuistot épileptique a laissé s’échapper une écume salée sur ma tranchette.
Quatre gouttes rouges ponctuent le tout.
Ici, tout plat est une œuvre et l’artiste la signe.
Arrive – Normandie oblige – un “granité de pomme et son cours sur l’origine de la granny smith” et une conclusion un peu hâtive « même ici les pommes sont anglaises ».
Suit le plat principal.
En voyant la large cloche argentée, je réprime un rire : il y a de l’écho là-dessous…
Le serveur la soulève et effectivement, ça nourrit sa femme, mais pas son homme !
Au menu, volaille bio « de la ferme Machin », cuisson double pour préserver sa tendreté et son mille cinq-feuille de… pomme et navet. «Le fruit permet d’éliminer l’amertume du navet» nous informe le serveur. « Heureusement ! » ne puis-je m’empêcher.
Oui, heureusement parce que je n’aime pas les navets.
Heureusement encore, parce que la mousse posée à côté du morceau de pintade rosée, c’est une émulsion « pomme/navet.
Et bien sûr, quatre gouttes de pistou bordent l’assiette.
Enfin le dessert.
Une émulsion de citron, sur une meringue explosée reconstituée au citron, son cœur de crème de citron. Et ses quatre gouttes de citron adouci au miel.
Faut aimer le citron.
J’aime pas le citron…
La gastronomie sous cloche, c’est un peu comme la lingerie : le prix est inversement proportionnel à la quantité, mais c’est joli à regarder.
Le cadeau du jour
Je n’allais quand même pas y aller seule
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La pensée du jour
L’autopsie révèle que la mort lui est resté sur l’estomac.
Louis Bourgeois
L’humeur du jour
Je suis très touchée de faire partie des 5 blogs taggués par le très délicat Blog de lecture « les voyages éphémères ».
Etre taggué consiste à relever le «défi» de réveler 7 secrets sur soi de nature à faire exploser les ventes de Voici (via un billet sur son propre blog), puis de “taguer”, c’est à dire sélectionner d’autres blogueurs pour qu’ils en fasse autant (5 ça fera l’affaire !)
* Quand j’étais petite, Maman disait que quand j’avais une idée dans la tête, je ne l’avais pas ailleurs. Enfin, elle ne disait pas «ailleurs», c’était plus précis, mais qui prendrait le risque du révéler où? Pas moi ! Il y aurait toujours un fou pour aller vérifier et ça pourrait s’avérer douloureux.
En fait, ni Idéfix ni opiniatre, pas plus têtue que la moyenne et hélas pas persévérante, je suis tout bonnement déterminée. Quand je veux quelque chose, je lâche rarement l’affaire.
* J’ai des particularités physiques à la limite de la Bogdanovitie : une rangée de poils poussant à l’horizontale (Sarah, si tu me lis…), une plaque sans cheveux sur le crâne – séquelle probable d’une fuite de neurones – et en cas de stress, à la manière d’un David Banner devenant Hulk, une propension à la métamorphose en Bob l’Eponge.
Si si.
En d’autres temps, j aurais émargé aux côtés de l’homme tronc et la femme à barbe…
* Je n’ai toujours pas compris la règle de 3. Je suis obligée de «faire appel à un ami» si je dois en faire une. Et c’est pas faute d’avoir essayé. Je comprends l’espace de quelques minutes puis zou, j’oublie le comment. Je crois que ça passe par la plaque de mon crâne, ça doit être une faille mathématiqueuse…
* Je suis loyale et droite. Voire psychorigide de la justesse. Pas toujours simple pour l’entourage de rester à la hauteur.
* Je connais «Singin’ in the rain» par cœur et je suis incollable en vieux films. A une époque, avant que la trentaine ne me transforme en couche-supra-tôt, je regardais le cinéma de minuit en direct et sans m’endormir. Oui, même les films muets suédois.
* Quand je vais chez mon primeur, je ne peux pas m’empêcher de croquer des légumes crus dans les rayons : asperges, tomates, champignons, feuilles d’endives, je ne résiste pas. C’est d’ailleurs un peu comme ça que je conçois les repas. Si des croquettes pour humains existaient, je crois que j’en achèterais…
*Je ne supporte pas la mauvaise écriture, les fioritures ou les postures de style. Mais j’adore lire Voici et être à la page en ragots-tout-chauds.
Je n’expliquerai pas ce grand écart intellectuel.
C’est bon de garder un peu de mystère…
Le cadeau du jour
Mon ultime secret? Mon côté Clark Kent/SuperPooky…
Et mes Awards sont attribués à :
Alambics and Co (en sommeil hélas)
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